
Les unités spécialisées Alzheimer, autrefois nommées “Cantou”, se développent sur tout le territoire français. Elles accueillent les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de troubles associés. Ces structures offrent un environnement sécurisé et des soins adaptés aux besoins spécifiques des résidents.
Origine des unités spécialisées Alzheimer
!Origine des unités spécialisées Alzheimer
Avant de commencer à chercher un EHPAD Alzheimer, il est utile de comprendre l’histoire de ces unités. Dans les années 1970, ces lieux existaient déjà sous forme de foyers logements. Ils accueillaient alors les personnes victimes de démence dans un cadre de vie sécurisé.
Il a fallu attendre les années 2000 pour qu’ils évoluent vers les unités de vie Alzheimer que l’on connaît aujourd’hui. Contrairement aux anciens Cantous, qui privilégiaient surtout une ambiance familiale, ces unités modernes proposent une prise en charge médicale beaucoup plus approfondie. Elles répondent aux besoins de santé des malades tout en maintenant un cadre de vie apaisant.
Les unités spécialisées Alzheimer présentes dans les EHPAD
!Les unités spécialisées Alzheimer présentes dans les EHPAD
De nombreuses résidences services et établissements pour personnes âgées intègrent désormais des unités protégées. En France, on recense environ 3000 EHPAD qui disposent d’au moins une unité spécialisée Alzheimer.
Cette présence s’explique par la nécessité d’adapter l’accompagnement en maison de retraite. Ces unités s’adressent aux résidents dont l’état nécessite une surveillance constante. Elles accueillent souvent des personnes présentant des risques de fugue, de l’agitation, de l’agressivité ou d’autres troubles du comportement qui perturbent la vie collective.
Comment fonctionnent les unités spécialisées Alzheimer ?
!Comment fonctionnent les unités spécialisées Alzheimer ?
Ces unités ont pour but d’améliorer le quotidien des patients grâce à une prise en charge globale. L’équipe met en place des activités qui stimulent les capacités cognitives et la mémoire. Les ateliers à visée thérapeutique occupent une place centrale : ils aident à maintenir les acquis et à ralentir le déclin.
Le fonctionnement repose sur la personnalisation. Chaque résident bénéficie d’un projet d’accompagnement individualisé. Les soins médicaux sont adaptés en permanence, qu’il s’agisse de traitements ou de thérapies non médicamenteuses. L’équipe surveille également la santé physique : dépistage des troubles du sommeil, suivi de l’alimentation pour éviter la perte de poids et prévention des chutes.
Les types d’unités Alzheimer
!Les types d’unités Alzheimer
On distingue principalement deux structures au sein des EHPAD, chacune répondant à un niveau de dépendance différent.
Le Pôle d’Activités et de Soins Adaptés (PASA) accueille les résidents en journée, du lundi au vendredi. Ils retournent généralement dans leur chambre ou leur unité de vie classique le soir et le week-end. Une équipe réduite, souvent composée de 5 à 7 professionnels, encadre les activités et les soins. Ce dispositif convient aux personnes au stade léger ou modéré de la maladie.
L’Unité d’Hébergement Renforcée (UHR) propose un accueil à temps plein, jour et nuit. Elle s’adresse aux malades atteints de formes sévères, dont les troubles du comportement sont importants. L’encadrement y est plus renforcé pour garantir la sécurité et le confort permanent des résidents.
Enfin, certains établissements aménagent de petites unités de vie. Ces espaces plus intimes conviennent parfaitement aux personnes désorientées qui ont besoin d’un environnement réduit pour se repérer.
Comment se compose le personnel des unités de vie protégée Alzheimer ?
La qualité de la prise en charge repose sur une équipe pluridisciplinaire. Les aides-soignants et les aides médico-psychologiques (AMP) assurent l’aide quotidienne : toilette, repas, déplacements. Les infirmiers réalisent les soins techniques et distribuent les traitements. Des agents de service entretiennent la propreté des lieux.
D’autres professionnels interviennent régulièrement pour soutenir le bien-être des résidents. Le psychologue aide à comprendre les comportements et à soutenir les familles. Le kinésithérapeute travaille sur la mobilité pour prévenir la perte d’autonomie motrice. Des art-thérapeutes, musicothérapeutes ou ergothérapeutes animent des ateliers spécifiques pour stimuler les sens et l’expression.
L’architecture de ces unités joue aussi un rôle clé. Les couloirs sont souvent balisés pour faciliter l’orientation et éviter que les résidents ne se perdent. Les espaces de circulation sont libres et sécurisés pour permettre la marche en toute sérénité.
Côté budget, le coût d’une place en unité spécialisée ressemble à celui d’un hébergement classique en EHPAD. Le tarif dépend des soins requis, du confort de la chambre et des prix pratiqués par l’établissement.
Questions fréquentes
Q : Faut-il une demande spécifique pour entrer en unité spécialisée Alzheimer ? R : Oui, l’entrée en UHR ou en PASA se fait généralement sur prescription médicale et après évaluation par l’équipe médico-sociale de l’EHPAD. Le médecin coordonnateur valide l’orientation selon l’état de santé du résident.
Q : Les résidents en unité protégée peuvent-ils recevoir de la visite ? R : Absolument, les familles sont encouragées à rendre visite à leurs proches. Les horaires sont souvent souples et des espaces de réception permettent d’échanger dans le calme.
Q : Quelle est la différence principale entre une UHR et un PASA ? R : Le PASA fonctionne comme un accueil de jour : le résident y va les journées et dort dans son logement habituel. L’UHR est un hébergement permanent, 24h/24, pour les malades dont les symptômes nécessitent une surveillance continue.
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